Les tendances du tourisme en 2026
Inflation, préoccupations environnementales, essor de l’intelligence artificielle et nouvelles attentes sociétales. En 2026, le tourisme entre dans une nouvelle phase de maturité.
Chez Travel-Insight, nous observons au quotidien l’évolution des comportements, des usages et des attentes des voyageurs, aux côtés des marques et des destinations que nous accompagnons. Le constat est clair. Le voyage reste essentiel, mais il se vit autrement.
Si 76% des Français déclarent se sentir plus vivants que jamais en vacances, ils sont aussi de plus en plus nombreux à vouloir prolonger cet état d’esprit dans leur quotidien. Le voyage ne se pense plus comme une simple parenthèse, mais comme une expérience alignée avec leurs valeurs, leurs usages digitaux et leur besoin de sens.
Nous allons décrypter pour vous les grandes tendances qui redessinent le tourisme en 2026, pour mieux comprendre ce qui anime les voyageurs aujourd’hui et identifier les leviers à activer pour les marques et les destination
Voyager autrement pour mieux répartir les flux
Face au surtourisme et à la saturation de certains territoires, les voyageurs expriment un besoin croissant de calme, d’espace et d’authenticité. En 2026, 48% des Français affirment vouloir éviter les foules lors de leurs déplacements selon Expedia.
Cette évolution pousse les destinations à repenser leur attractivité. Il ne s’agit plus uniquement de promouvoir des incontournables, mais d’inviter à explorer autrement. Hors saison, lieux moins fréquentés, expériences alternatives et nouvelles temporalités deviennent des leviers clés pour désaturer les sites emblématiques.
Certaines marques et institutions prennent déjà des positions fortes. Evaneos a par exemple fait le choix de ne plus proposer de séjours en haute saison vers des destinations ultra fréquentées comme Santorin ou Mykonos. D’autres territoires, comme l’Autriche, vont jusqu’à engager symboliquement les voyageurs à préserver leurs lieux encore confidentiels dans leur dernière campagne.
Derrière cette tendance, une réalité s’impose. Moins de volume et plus de valeur. Pour les destinations, l’enjeu est désormais de travailler la désirabilité autrement, en misant sur la diversité des expériences.


L’intelligence artificielle comme nouveau compagnon de voyage
En 2026, l’intelligence artificielle s’installe durablement dans le parcours du voyageur. Elle n’est plus perçue comme un simple outil technologique, mais comme un véritable assistant capable de simplifier, personnaliser et fluidifier chaque étape du voyage.
40% des Français envisagent désormais d’organiser leurs vacances avec l’aide de l’IA selon Skyscanner. Grâce à l’analyse de millions de données, ses recommandations sont jugées plus pertinentes et plus à jour que celles issues des réseaux sociaux ou de l’entourage.
Pour les acteurs du tourisme, l’IA devient un levier stratégique discret mais structurant. Elle permet d’anticiper les attentes, de proposer des expériences sur mesure et d’améliorer la relation client sans jamais remplacer la dimension humaine.
Cette évolution s’accompagne d’un nouveau défi de visibilité. Les contenus touristiques doivent désormais être pensés pour être compris et recommandés par les moteurs d’IA générative. Le Generative Engine Optimization (GEO) devient un enjeu clé pour continuer d’exister dans les parcours d’inspiration et de décision.
Le shopping comme porte d’entrée culturelle
Le voyage ne se limite plus à la découverte de paysages ou de monuments. Il passe aussi par les gestes du quotidien et par ce que l’on consomme sur place. En 2026, le shopping devient une expérience touristique à part entière.
Selon une étude de Skyscanner, 77% des voyageurs considèrent la visite d’un supermarché local comme une activité touristique. Produits introuvables chez soi, spécialités locales, cosmétiques ou gadgets deviennent des marqueurs culturels forts, largement partagés sur les réseaux sociaux.
Cette tendance illustre une évolution plus large. On ne visite plus seulement des lieux, on explore des cultures à travers ce que l’on achète, cuisine et consomme. Pour les destinations, c’est une opportunité de valoriser le local, le quotidien et l’authenticité, en s’éloignant d’une vision trop institutionnelle du tourisme.
Vacances JOMO et quête de déconnexion
Dans un monde ultra connecté, la déconnexion devient un luxe. En opposition à la peur de manquer quelque chose, la philosophie JOMO pour Joy of Missing Out s’impose comme une nouvelle manière de voyager.






